
Malaise : colorimétrie du cerveau
Malaise
Colorimétrie du cerveau
Voir trente-six chandelles, se sentir mal ou tourner de l'oeil, les expressions ne manquent pas pour dire que ça ne va pas. De Tintin à Astérix, en passant par Sartre et Hitchcock, les malaises impressionnent, inquiètent ou parfois amusent. Leur diversité est foisonnante, mais les situations ont ceci de similaire : il se passe quelque chose d'important et de menaçant. Laurent Vercueil en brosse les portraits en les classant par couleurs : le blanc de la pâleur du malaise vagal, le bleu de la cyanose liée au manque d'oxygène, le vert de la nausée ou encore le gris de la paralysie.
S'intéresser aux mécanismes neurobiologiques des malaises, c'est se pencher sur ce délicat point de raccordement du cerveau et du corps. Qu'ils partent de l'esprit ou du corps, les malaises constituent un spectre continu, depuis la gêne silencieuse jusqu'à la perte de connaissance soudaine.
Parce que ce qui vient heurter la conscience morale a un impact sur la façon que nous avons de sentir notre corps, la honte, la peur ou le curieux phénomène du « cringe » viennent perturber le bien-être physique : l'aise. Heureusement, pour le corps comme pour l'esprit, ces malaises, par définition, sont réversibles.
(sous réserve de confirmation)
Largeur : 13.0 cm
Epaisseur : 1.8 cm