2011. Nuno et Clara vivent une passion. De rupture en rupture, leur relation prend fin. Malheureux, Nuno réinvente sa vie sur Internet au travers de Paridaiza, un nouveau jeu en ligne. Le créateur de ce concept a lancé un immense tirage au sort. « Le Jour de l'Amour »,
20 000 chanceux seront désignés pour vivre à Agapolis, une cybercité où règne l'Amorium. L'Amorium est un concept désignant un état d'esprit où l'on est toujours heureux, où l'amour demeure sans cesse.
Mais un groupe terroriste veut faire en sorte que le Jour de l'Amour soit voué à l'échec, qu'il n'arrive jamais. Un complot virtuel qui aurait pour objectif d'influencer tout de même le réel.
L'auteur nous met en garde sur notre monde qui tend à devenir virtuel. Paridaiza ressemble à s'y méprendre à Second Life. On s'y invente une vie. On y rencontre des personnes, mais les dés sont pipés. En effet, si chacun réinvente sa vie, les personnages Second Life ne sont que virtuels, car irréels, réinventés. Nuno cherche Clara dans Paridaiza. Il y rencontre des femmes qui lui ressemblent mais la Clara de Paridaiza ne ressemblerait peut-être en rien à la Clara réelle. Nuno cherche dans le jeu le reflet exact de la femme qu'il aime, c'est un leurre. Il ne peut pas mélanger réel et virtuel, les deux étant incompatibles.
L'auteur va plus loin en dénonçant les complots qui peuvent se créer dans le jeu dans le but d'avoir au final, un impact dans le réel.
Ces concepts-là ne sont pas naïvement de simples jeux, ils peuvent devenir dangereux. D'une part, en leurrant les êtres humains en leur faisant croire qu'ils peuvent vivre une vie merveilleuse par procuration. D'autre part, des personnes peu scrupuleuses peuvent utiliser les êtres naïfs en les manipulant dans le but ultime, dans le cas de ce roman, d'influencer tout de même la vie réel, les gouvernements en place…sur le simple argument du jeu.
Aurélie Paschal